Cathédrale Saint-Bénigne
Dijon

Histoire de la construction

L’histoire de la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon remonte à la période gallo-romaine durant laquelle une première crypte est construite pour y abriter le sarcophage de Saint-Bénigne (martyr de la fin du IIe – IIIe siècles). Après la construction d’une basilique en 535, un monastère est aménagé à l’époque carolingienne (871). Un siècle plus tard, l’abbé de Cluny confie de nouveaux travaux au piémontais Guillaume de Volpiano qui engage, en 1001, la construction d’une basilique d’inspiration lombarde. L’édifice, consacré en 1016 se caractérise par une rotonde à trois niveaux qui se déploie à son chevet. L’incendie dévastateur qui ravage la ville de Dijon en 1137 entraîne la reconstruction de la partie de l’église ayant le plus souffert. En 1271, c’est en raison de l’effondrement d’une tour, que l’édifice connaît une nouvelle campagne de construction. Le chœur est rebâti entre 1280 et 1287. Le reste de l’édifice est achevé en un demi-siècle. La nef est caractéristique du gothique bourguignon, avec une élévation sur trois niveaux.

L’abbatiale devient cathédrale en 1792. La rotonde est alors démolie pour désuétude. Elle est restaurée par Jean-Philippe Suisse de 1858 à 1865, de façon exemplaire mais incomplète. La cathédrale est classée au titre de monuments historiques en 1846. La flèche néogothique de 93 mètres de hauteur est reconstruite en 1894 par l’architecte diocésain Charles Suisse, qui réaménage également l’espace liturgique et en complète le mobilier.

Maintien de la construction

La cathédrale de Dijon présente la singularité d’associer un chef-d’œuvre de l’architecture pré-romane, la rotonde, avec un édifice gothique à la sobriété très prononcée. Son identité de cathédrale a en fait été été parachevée au XIXe siècle par les travaux de Charles Suisse. Sa flèche est un des trois chefs-d’œuvre du genre au XIXe siècle, avec celles de Paris et d’Orléans, à qui elle le dispute en taille et en élégance.

La cathédrale de Dijon fait l’objet de travaux d’entretien et de restauration régulier sous la maîtrise d’ouvrage de l’Etat propriétaire (Conservation Régionale des Monuments Historiques de Bourgogne-Franche-Comté).

Dans le dernier quart du XXe siècle a eu lieu une importante campagne de restauration des toitures polychromes caractéristiques de Saint-Bénigne (dir. Bernard Colette ACMH 1994). Les campagnes de restauration ont concerné ensuite le massif occidental (Eric Pallot ACMH 2003-2011), puis la sacristie et la rotonde de l’an mil (Martin Bacot ACMH 2018-2023). Pour cette dernière une importante campagne d’archéologie a accompagné le chantier et offert un profond renouvellement de la connaissance sur la partie la plus ancienne de l’édifice. Un nouveau mobilier liturgique a été commandé par le Diocèse et installé dans la Rotonde (Bacot-Alquin-Alechinsky, 2024).

La restauration fondamentale de la flèche est à l’étude depuis 2022. Le chantier se déroulera de 2026 à 2030. Il conduira à démonter pièce par pièce la charpente (plus de 600 éléments) pour remplacer 25 % des bois atteints par des dégradations sanitaires et des ruptures pour défauts de dimensionnements. Pour cela, une campagne de sélection, abattage et séchage des arbres de taille exceptionnelles nécessaires, a été engagée.

Contacter

Cathédrale Saint-Bénigne • Pl. Saint Bénigne • 21000 Dijon
+33 (0)4 37 24 71 50 04
www.cathedrale-dijon.fr

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