Cathédrale Saint-Jean Baptiste
Lyon
Histoire de la construction
La construction de la cathédrale Saint-Jean Baptiste de Lyon débute dans la seconde moitié du XIIe siècle et perdure jusqu’à la fin du XVe siècle. Dès le IIe siècle, la ville devient l’un des centres de rayonnement de l’évangélisation de la Gaule. Une première église s’implante sur la rive droite de la Saône au cœur d’un ancien quartier canonial qui s’est constitué au Ve siècle en raison du développement précoce du christianisme.
Durant la seconde moitié du XIIe siècle, les travaux de fortification du quartier entraîne la construction d’une nouvelle église épiscopale sur l’emplacement de la première. À la fin du siècle, l’abside et le chœur sont édifiés jusqu’à la hauteur du triforium, les chapelles latérales du chœur sont ouvertes au culte. C’est au cours du XIIIe siècle que le nouvel édifice prend véritablement l’ampleur d’une cathédrale. En 1274, l’ensemble des éléments bâti est couvert. Toutefois, la nef n’occupe pas encore l’ampleur qu’elle revêt aujourd’hui. Une nouvelle période de conflit vient arrêter le chantier, avant sa reprise au début du XIVe siècle. En 1308, le chantier du massif occidental débute. L’achèvement de la nef avec le voûtement de la première travée ainsi que la construction de la tour nord du chevet se déroule tout au long du XIVe siècle. Le chantier prend fin avec l’édification de la tour sud du transept, au XVe siècle. C’est durant cette période que sont aménagées la plupart des chapelles latérales de la nef, à l’exception de deux d’entre elles datant de la première moitié XVIIe siècle. La cathédrale est classée au titre des monuments historiques en 1862.
Maintien de la construction
La cathédrale de Lyon présente un caractère singulier, qui puise d’abord dans la sensibilité antiquisante de la « renaissance romane » du XIIe siècle, à la préciosité recherchée. Une bascule a lieu en cours de construction vers la nouvelle esthétique gothique, dont l’évolution du goût se décline d’est en ouest au fil de la chronologie de la construction. La cathédrale frappe également par le choix d’une expression monumentale propre au gothique rhodanien (dominante des horizontales) et, par ses quatre tours, une expression civile et défensive du pouvoir temporel des chanoines et de l’évêque de Lyon. Elle fait l’objet depuis la fin du XXe siècle d’une grande campagne de restaurations sous la maîtrise d’ouvrage de l’État (Conservation Régionale des Monuments Historiques). La restauration des façades extérieures, conduite en plusieurs tranches, s’est achevée par la façade occidentale en octobre 2011 (dir. Didier Repellin ACMH). La restauration intérieure du chœur (2012), du transept (2013) et de la nef (2014) a été conduite sous la maîtrise d’œuvre de Didier Repellin, puis de François Botton, ACMH (2018).
Le mobilier de la cathédrale a été repensé par la designer Andrée Putman (luminaires en 2007, mobilier liturgique en 2015). Des vitraux en création ont été créés pour les baies hautes du transept en 2013. L’horloge astronomique (1379) a été restaurée en 2024 (dir. François Botton ACMH). Les études portent actuellement sur l’amélioration de la sûreté et de la sécurité incendie dans le cadre d’un schéma directeur général (M. Bacot ACMH).
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Cathédrale Saint-Jean Baptiste • Pl. Saint-Jean • 69005 Lyon
+33 (0)4 37 24 71 50 04
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